Le déclin du français dans la recherche au Canada


J’écris ce texte en tant que professeur francophile et, à ma façon, francophone, car je donne des cours en français et je fais de la recherche en français au Canada. Une des choses que j’ai appréciée dans mes études de maitrise et de doctorat à l’Université de Montréal était le fait d’étudier en français en Amérique du Nord, ayant accès aux écoles théoriques et à la recherche en communication nord-américaine, européenne et canadienne, y compris le volet francophone qui est riche et important dans mon domaine d'études. 

Si l’on parle de protéger et promouvoir la diversité, on devrait sans doute tenir compte de la diversité linguistique, et particulièrement de la promotion du français comme une des langues officielles du Canada. Je le dis toujours à mes étudiant.e.s. Elles/Ils ont une chance unique d’étudier dans une université bilingue (l’Université d’Ottawa), où elles/ils peuvent suivre des cours en français et en anglais. Cela vous ouvre des portes de connaissances et de carrière. 

La publication du rapport de l’Acfas sur l’état de la recherche en français au Canada doit servir d’alerte. Selon la communication envoyée par l’Acfas, ce déclin serait la conséquence d’un ensemble de facteurs et de barrières : “Manque de soutien et de reconnaissance, tâches administratives et d’enseignement plus lourdes, difficulté à organiser des événements scientifiques en français”. 

La conclusion est inquiétante, car il s’agit d’une perte, pas seulement linguistique, mais surtout du point de vue intellectuel et culturel. Une éducation critique est une éducation qui fait penser et réfléchir aussi en français comme un moyen d’avoir une vision plus ouverte sur le monde. 

Vous pouvez lire la version courte du rapport de l'Acfas en cliquant ici

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